mercredi 9 janvier 2019

Atelier du 17:12:2018

Phrases lues au hasard dans un livre du café :

 « Un jeune veau avait trop bu de verres pilés »

« Grâce à vous, nous avons passé un vrai quart d'heure cartésien »

« Et chez vous, ça ne brûle pas non plus ? »


Ou Lâchez-vous sur le père Noël


Cher père Noël,

J'ai trouvé du papier dans la poubelle

Pour t'écrire cette lettre

Sur le rebord de ma fenêtre


Cette année est assez spéciale

Car je reviens d'un voyage spécial

Avec des gens formidables

Mais non moins exécrables


Mes compagnons de voyage

Naviguant à bord de nuages

Ne sont pas sages comme des images

C'est fort commun à nos âges


Ils sont quelques peu étranges

Il y a un jeune veau qui a mangé

Vraiment trop de verres pilés

Il s'est endormi au fond d'une grange


Une licorne multicolore

Qui crachait de l'or

Nous a refait le décors

C'était beau de prime abord


Grâce à vous mes amis

Nous avons passé un vrai quart d'heure cartésien

Bien loin de ces terriens

C'est ce qui m'a le plus réjouis


Tout ça pour te dire

De penser avant de partir

A quelques notions

Voici des explications


J'ai mangé de drôles champignons

J'ai bien refait mon chignon

Et pourtant je ne comprends toujours pas

Pourquoi tu habites si loin là-bas?


Certains disent que tu n'existes pas!

Mais pourquoi ils disent ça ?

Moi, je veux bien des cadeaux

Mais surtout prendre ton boulot


Tu travailles une nuit par an

Tu distribues des jouets à travers le monde

Tu fais le tour de notre belle terre ronde

Et tu rentres chez toi où tu végètes le reste du temps


C'est cool comme job ! c'est assez plan-plan

Alors, si un jour tu penses prendre ta retraite

Je te file mes pilules psyché et mes recettes d'antan

Je te remplacerai. Ce sera la fête !


Pour mes amis imaginaires

Je suis sûre qu'ils vont te plaire

L'un dit souvent de façon hurluberlue

« et chez vous, ça ne brûle pas non plus ? »


Il suffit de lui répondre

Que le pommier a changé son canapé

La licorne de l'or ira pondre

Et vous serez tous époustouflés


On échange nos vies

Moi, j'irai voir tes rennes et la neige

Toi, tu porteras mes vêtements beiges

Et la transaction sera réussie!


Je t'avoue qu'ici aujourd'hui, je m'ennuie

C'est pourquoi je me drogue et fume un peu

Mais ta vie, ça ressemble au paradis

Et toi cii, je suis sûre, que tu seras heureux


Merci à toi mon grand ami rouge et blanc

De me permettre d'enfin passer du bon temps

Moi qui ai toujours aimé voyager

Me voici enfin enthousiasmée !



Virginie


Atelier du 10/12/2018

Le poète Charles Baudelaire (1821-1867) a laissé des « plans et projets de romans et nouvelles » qu'il n'a pas pu écrire avant de mourir. Choisissez l'un de ces titres et rédigez une courte nouvelle qui lui corresponde :

Le marquis invisible

Pile ou face

Le triomphe de Boniface

La licorne

La maitresse de l'idiot

Une brebis galeuse

Une infâme adorée

L'automate

Le crime du Collège

Le catéchisme de la femme aimée

Les heureux de ce monde

Le monde sous-marin

Le prétendant malgache

Le fou raisonnable et la belle aventurière

Le boa

Le déserteur

Le mari corrupteur

La fin du monde

Le rêve du prophète


Le catéchisme de la femme aimée

Fut, ces derniers jours, retrouvé

Par le marquis invisible

Qui changeait ses fusibles


En effet, derrière le tableau électrique

Il trouvât ce livre magnifique

Relevé des notes manuscrites

De cette femme quelque peu hypocrite


Elle se disait aimée de Dieu

Elle était comme une infâme adorée

Elle faisait toujours de son mieux

Pour être une bonne chrétienne et prier


Toutefois, elle fut la maitresse de l'idiot

Et son mari l'automate

Apprit la nouvelle à la radio

Alors qu'il coupait des tomates


Avoir un amant en ces temps

Faisait d'elle une brebis galeuse

Car vivre en se cachant souvent

Ne pouvait la rendre heureuse


Dans ce monde sous-marin

Elle vivait avec Martin

A visage découvert

Elle était la femme de Norbert


Son mari corrupteur

Fou de rage prit son tracteur

Et roula sur l'amant de sa femme

Ce fut une mort infâme


Ce crime près du collège Gambetta

Pétrifia les élèves en émoi

D'une ville dans la ville, celle de Sainté

Que de difficultés rencontrées


Tous restèrent traumatisés

Par ce drame au grand jour

Le mari fut emprisonné

Et sa femme chercha un nouvel amour


C'est alors qu'un prétendant malgache

Fit soudain son apparition

Assis en terrasse, il savourait une belle mâche

Accompagnée d'un œuf et de thon


Les heureux de ce monde

Savent que les rencontres fortuites

Font que la terre est ronde

Et que les langues se délient après une bonne cuite


Elle, Eugénie et ce beau malgache

Burent de nombreux verres de vin de pays apache

Puis repartirent bras dessus bras dessous

Le fou raisonnable et la belle aventurière à moitié saouls


C'est à partir de cette rencontre amoureuse

Qu'Eugénie cacha son livre de messe

Elle arrêta prières et vie pieuse

Pour cette belle histoire de fesse


Le triomphe de ce jeune Boniface

Démontre que l'amour n'a pas de loi

Quoi qu'on y fasse

On tombe amoureux malgré soi


Pas besoin de jouer à pile ou face

Ni de dresser une liste de critères

Pour qu'un jour nos convictions s'effacent

Devant un homme à l'allure fière !


Les monstres diront que cette histoire

Devrait rester au placard

Elle est quelque peu immorale

Et certains préféreront les aventures royales


Quoiqu'il en soit, je tiens cette aventure

De source sûre, très sûre

Puisque c'est ma licorne à boa

Qui m'a racontée tout ça !



Virginie

mardi 20 novembre 2018

Atelier de novembre 2018

Atelier RM du 5/11/2018

 

Ecrire un texte à partir des mots suivants piochés au hasard dans le dictionnaire

Pizzicato ; co-détenteur ; self inductance ; discourtois ; coupe-jarret ; quitter ; royal ; marabout ; gavage ; zoo ; kikouyus (prononcé kikouyou) ; disciple ; Donatello

 

 

Mon cher, mon très cher Donatello

Vous êtes le beau des pizzicato

Co-détenteur de mon cœur

Vous quittez nuirait à mon bonheur.

 

Je suis gavée de votre royale parole

Sans marabout, ni bout de ficelle

J'exulte au sein de cette parabole

Et je me sens pousser des ailes

 

Je serai pour toujours votre disciple ou votre muse

Car je sais qu'un rien vous amuse

Hier soir, au zoo face aux kikouyous

Vous avez dansé comme les autochtones du Pérou

 

Sans être discourtois et avec self inductance

Vous coupez le jarret comme personne

A vos côtés, je suis toujours en transe

Quelle que soit l'heure qui sonne !

 


 

Atelier RM du 12/11/2018

 

Ecrire un texte en vers turcs : c'est-à-dire en supprimant les lettres suivantes : p b m f v

Thème : hommage à la marge

 

Nous sommes réunis aujourd'hui au sujet d'un dernier discours, un récit retraçant l'histoire de cette star de classe centrale ayant sollicité ses connaissances royales et réunir ainsi les crédits nécessaires à la création d'une structure inouïe

Chers gens, cher tous, ici écoutez notre orateur. Nos oreilles sont toutes ouïes

« Oyez Oyez gens de toutes classes. Je suis content de regarder ainsi réunis ce tas de gens serrés les uns contre les autres. Une chanson trotte en tête. La chanterai-je ? je n'ose…

Continuons ce discours.

Aujourd'hui je suis las, usé de ces longues années à circuler sur le territoire et réunir l'argent qui adhoc. C'était long ! Très long ! Je suis content d'être là et d'être sollicité dans cette inauguration.

Ce discours contient une grande gratitude non détaillée car c'est dur de dire des choses sans les lettres p b m f v. rah là là !

Qui a eu cette idée d'interdire certaines lettres de ce discours ? Que dire ?

Je salue toutes et tous ! Adieu ! Longue route à nous !


 

Atelier RM du 19/11/2018

 

Ecrire un texte à partir de mot piochés dans une enveloppe

Un lieu : un hôtel en bordure d'autoroute

Un personnage : Bécassine

Un objet : un baromètre

 

La complainte du baromètre

Scandée, hier soir, à ma fenêtre

Par la célèbre Bécassine

Qui se trouve être ma voisine :

 

« J'indiquais, et ce jour et nuit,

Si le temps allait tourner à la pluie.

Je mesurais la pression atmosphérique

De façon, parfois, magique !

 

Je servais parfois également d'altimètre

Pour mes hôtes et mes maitres.

Mais ces derniers ont décidé de me jeter.

La météo, désormais, ils la regardent à la télé.

 

Je me sens triste et abandonné.

Je me sens mal aimé.

Jeté ainsi à la poubelle,

Avec la vieille vaisselle

 

Ah, ma vie s'est ainsi terminée

Dans ce vieil hôtel en bordure d'autoroute

Je suis usé et fatigué

Mais je dois continuer coûte que coûte

 

Mais, si personne ne me regarde plus

Je ne comprends plus à quoi je sers

Au fond de ce sac, je suis reclus.

Ah les salauds ! Quel revers !

 

Moi qui tant de fois, les ai aidés !

Chaque jour, mon mercure et moi

Donnions les indications avisées.

Ah les ingrats ! quel désarroi !

 

Pourquoi tant de haine et de mépris ?

Me voici au milieu des débris

Bientôt la décharge municipale

Je deviens blême, je deviens pâle.

 

Adieu monde cruel !

Au revoir mes amis

Je creuse mon trou avec cette pelle

Je suis aigri. Quelle fin de vie !

 

Ah les ordures !

Ah les raflures !

Pour ma prochaine réincarnation

Vengeance, poison et trahison ! »



Virginie

samedi 20 octobre 2018

Atelier RM du 15/10/2018

Décrire la super identité de votre voisin d'en face


Nelly, fidèle écrivaine du Remue

Assise ce soir, face à moi

Peut-être muse ou ingénue

inspirée à chaque fois


Avec son stylo magique

sa plume trace des mots sur sa page

des idées peut-être maléfiques

ou alors des idées plutôt sages


Mystère et bulle de chewing gum

surprise à la lecture de nos proses

Quel sort me réserve-t-elle ? Hum hum

Je reste sage, je prends la pose


Les lignes sur sa feuille s'amoncellent

Fera-t-elle de moi un portrait fidèle ?

Me donnera-telle des supers-pouvoirs ?

Ou bien aurai-je la tête d'une passoire ?


Ce soir, chacun décrit son voisin

en super héros ou en super méchant

Rire ou chagrin

Chaque texte sera différents


Face à moi, c'est Nelly

Alors, elle me décrit

et moi, je suis censée faire de même

mais je tente plutôt un poème


Super-héro, super pouvoir

Nelly sort plein de mots de son tiroir

et le soir face à son miroir

raisonne un rire noir


Contente et satisfaite de sa journée

son logis enfin regagné

elle se sert une tasse de thé

elle boit lentement et prend le temps de savourer


Au Remue-méninges, elle lit dans nos pensées

et ainsi nous piquent toutes nos idées

Résultat, un texte magistral

de façon théâtral, c'est un scandale !


Plus discrète à domicile

entre les meubles elle se faufile

sur une chaise se pose enfin

et part bientôt sur un autre chemin


Son corps reste ici

mais son âme voyage

dans le temps et dans l'espace infini

elle découvre de nouveaux paysages


Cette faculté cachée, dissimulée

Ce soir, enfin dévoilée, révélée

je ne trahis aucun secret

je l'ai simplement deviné. c'est un fait !


Quelle chance de pouvoir ainsi naviguer

sans bagage et sans frais

que d'époques et de mondes visités

un peu jalouse je suis, je reconnais.


Mais dis nous comment tu fais ?

Allez s'il te plait !

Maintenant que tout le monde le sait

et si ta recette tu nous la donnais !




Nul doute, des textes ce soir seront écrits

Evidemment des histoires différentes

Littéraires, poétiques imaginatives ou descriptives

Lectures surprises à l'issue de 40 minutes

Youpi, Youpi j'ai hâte de vous entendre !



Virginie

lundi 1 octobre 2018

texte mourir dans la dignité

Atelier RM du 01/10/2018


Thèmes au choix :

Fin de vie, choisir de mourir dans la dignité (cf soirée RM)

Votre histoire débute par : c'est vraiment dommage que je n'ai pas pu emmener avec mes paillettes

 

Aujourd'hui, mise en place de la HAD

Ça veut dire : Hospitalisation A Domicile

C'est ce que j'ai souhaité

Pour tout le monde, c'est plus facile

 

J'ai choisi de partir, pour ne pas dire mourir, chez moi

Ce n'est pas triste, c'est une fin de vie. C'est comme ça.

Car le pronostic des médecins est tombé

Me reste quelques mois avant de mourir. C'est confirmé.

 

Après le déni, la colère, vient l'acceptation

La paix et le calme font désormais partis de mon quotidien

C'est bien loin de toutes mes anciennes représentations

Je suis tranquille, à la maison, avec mes chiens

 

Une auxiliaire de vie me rend visite tous les jours

Les infirmières me lèvent, me lavent et me couchent comme un poupon

J'ai de nombreuses visites et des tas de bonjours

D'amis, de mon entourage et surtout de mon garçon

 

Mon fils est d'accord pour m'éviter les soins palliatifs à l'hôpital

Et est prêt à m'accompagner de façon moins brutale

La foi en ce Dieu qui va m'accueillir à bras ouverts

Cette religion me permet d'être sereine sans ambiance austère

 

Je n'ai plus peur. J'ai confiance

J'ai encore du temps pour mettre de l'ordre dans mes affaires

Pour dire au revoir sans méfiance

A mes amis, à ma famille et à mes repères

 

J'avais écrit des directives anticipées

Au cas où…mais je garde ma lucidité

Je ne souhaite pas de plaintes ni de non-dits

Mais qu'on me parle de la vie qui s'écoule dehors encore aujourd'hui

 

Hier, ma petite fille est venue me voir avec son père

Et m'a demandé si j'allais voir le Saint Père

Je lui ai répondu : « oui ! je l'espère »

Ca va me changer d'atmosphère

 

Elle m'a montré son dessin fait de gommettes

Auquel elle avait rajouté quelques paillettes

Elle m'a dit que je pouvais le garder

Et au paradis, je pourrai l'emmener

 

 Ses visites m'apportent toujours beaucoup de joie

Et nous parlons de la mort comme de quelque chose de naturel

C'est un moment de la vie inéluctable ma foi

Mais je serai toujours présente avec les miens. C'est exceptionnel

 

Je ne sais pas encore comment ce sera dans l'au-delà

Mais j'ai rencontré des médiums qui échangent avec des esprits

Ma petite fille m'a demandé de lui faire un signe une fois arrivée là-bas

Je lui ai promis de faire mon possible. Elle m'a souri.

 

J'ai bien vécu, j'ai eu mes heures de joie

J'ai aussi connu des peines quelque fois

Ce que je retiens de mon passage sur terre

C'est qu'aimer devrait être une priorité, comme un repère

 

Vivre sa vie comme on la ressent

Dire aux gens qu'on aime qu'on les aime

Garder contact avec ses amis d'antan

Se remémorer ses joies et ses peines

 

Les gens pleurent à mon chevet et laissent s'exprimer leurs émotions

Nous rions aussi parfois même si l'énergie qui m'anime diminue

De jour en jour, je m'affaiblis sans pendre de potion

Bientôt le souffle final m'emmènera loin de ma rue

 

Riez, chantez, dansez, écrivez

Profitez de la vie tant que vous le pouvez

Au moment de partir, ne rien regretter

Aimer et se savoir aimée

 

Voilà tout ce que je peux vous dire de ma philosophie

Célébrez toutes étapes de la vie

Personne ne sait de quoi demain sera fait

Alors dîtes-vous que c'est aujourd'hui le jour parfait !


Virginie